
Albert St-Martin, candidat du parti ouvrier.Année: 1905. © nd Auteur: inconnu. Commanditaire: Les Éditions coopératives Albert Saint-Martin. Référence: Les Éditions coopératives Albert Saint-Martin.
[16 novembre 1904]
Le programme des candidats ouvriers comprend la guerre aux trusts, la création d'un ministère du Travail, le suffrage universel, un système d'éducation accessible à tous et la journée de travail de huit heures.
Ces candidats représentant les divisions de Saint-Louis, Hochelaga et Saint-Jacques reçoivent l'appui du Conseil des métiers et du travail de Montréal (CMTM). Ils mèneront une campagne très active. Il s'agit d'Alphonse Verville, dans Hochelaga, Achille Latreille, dans Saint-Louis et Antoine Kelly, dans Saint-Jacques. Lors de certaines assemblées publiques, comme celle qui a lieu le 20 novembre, 1 300 personnes s'entassent à l'hôtel de ville de Saint-Henri pour écouter Verville, le plus populaire des trois candidats. Toutefois, aucun candidat ouvrier ne sera élu à l'Assemblée législative lors de l'élection du 25 novembre.
En référence: La Presse, 16 novembre 1904, p.1, 17 novembre 1904, p.1 et 14, 18 novembre 1904, p.1 et 21 novembre 1904, p.7 et 14.
En complément: Jacques Rouillard, Histoire du syndicalisme québécois, Montréal, Boréal, 1989, p.102-109. Groupe de recherches sur l'histoire des mouvements politiques ouvriers de l'Université du Québec à Montréal, Chronologie des mouvements politiques ouvriers au Québec de la fin du 19e siècle jusqu'à 1919, Montréal, (s.e), 1976, p.58-60.
