Élections québécoises de 1900 dans les médias

 
«...L'opposition conservatrice est véritablement supprimée à Québec. C'est l'occasion d'inaugurer une ère nouvelle dans la politique provinciale. Si tous les patriotes du parti libéral et du parti conservateur voulaient se tendre la main, on ne serait plus ni bleu ni rouge au Parlement de Québec, on serait tout bonnement Québécois. C'est-à-dire qu'on ne se diviserait plus d'après des couleurs imaginaires, souvent ridicules, mais qu'on s'efforcerait en commun de faire avancer, grandir et prospérer notre chère province. Ces dénominations libérales et conservatrices nous ont fait tant de mal jusqu'ici dans le domaine provincial qu'il serait moment d'y renoncer. M. Flynn, c'est le temps, pour vous, de faire de la stratégie. »

« Plus de politique », Les Débats, 9 décembre 1900, p. 1.


«...le « Mail & Empire » et le « World » ont largement contribué à la déchéance du parti conservateur dans notre province. Leurs appels aux préjugés, leur incitations à l'intolérance, ont ouvert les yeux à une foule de braves gens sur l'esprit étroit qui inspire actuellement le torysme. Québec est aujourd'hui une province libérale parce que la politique de modération et de concorde, la politique de progrès et d'affaires que nous pratiquons à Ottawa et à Québec donne satisfaction au peuple. Le verdict de vendredi en faveur de l'hon. M. Parent est un verdict en faveur d'un bon gouvernement. C'est en même temps une condamnation des hommes et des méthodes du parti conservateur. »

« Le triomphe de vendredi », La Patrie, 10 décembre 1900, p. 4.


«...Cette élection n'est pas tant le triomphe du cabinet Parent, que l'écrasement, l'anéantissement définitif du parti bleu. Cette organisation étant devenue impossible, on l'a mise de côté, résolument, et, sans aucun doute, pour longtemps, sinon pour toujours. La preuve que le cabinet Parent est fort de la faiblesse des bleus bien plus que sa propre force, c'est que là où des libéraux ont su organiser une résistance sérieuse aux candidats officiels du gouvernement, ces candidats ont été ignominieusement battus (...) Du reste, comment le cabinet Parent pouvait-il être fort de sa propre force ? Il s'est présenté aux électeurs sans aucun programme qui lui soit propre ; et les individus qui le composent sont loin d'être des géants intellectuels. C'était avouer qu'il lui fallait ce vent pour pouvoir naviguer avec un peu de sécurité. Et malgré cet aveu de faiblesse de la part du cabinet Parent, l'opposition libérale-conservatrice est réduite à cinq ou six membres ! La conclusion s'impose. »

« Le résultat du scrutin », La Vérité, 15 décembre 1900, p. 2.


«...The Parent government will have a splendid opportunity in the next legislature to carry through reforms and to administer the public affairs of the province economically. Such great strength as it has been entrusted with carries with it a great responsibility. The Opposition is a mere handful and cannot make any great resistance, so that the full responsibility for good government will rest upon the Liberals, who have been returned to power without pledging themselves to any policy but a continuance of the good government which has marked the administration of the late Mr. Marchand. »

The Montreal Weekly Witness, 11 décembre 1900, p. 8.



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