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Le Parti Égalité est une formation fédéraliste qui, à sa création, répond essentiellement aux revendications des anglophones habitant à Montréal.

Ce parti voit le jour dans des circonstances particulières. En effet, en 1988, le premier ministre Robert Bourassa décide de recourir à la clause dérogatoire de la Constitution canadienne pour permettre à son gouvernement d'adopter le Loi 178. Celle-ci concerne la place du français comme langue prédominante dans l'affichage commercial au Québec.

Cette décision soulève l'ire des anglophones qui se sentent brimés dans leurs droits. Ceux-ci affirment avoir été trahis par les libéraux auxquels ils sont traditionnellement favorables. Considérant qu'ils n'ont aucune alternative politique, certains d'entre eux décident de se regrouper et de mettre sur pied une nouvelle formation : le Parti Égalité. Bien que sa plateforme électorale contienne plusieurs éléments, le Parti Égalité souhaite prioritairement l'abolition de la Loi 101 et la reconnaissance de l'anglais comme une des deux langues officielles du Québec.

Lors des élections générales de septembre 1989, le Parti Égalité présente 19 candidats sur l'île de Montréal. Pour sa part, le Parti Unité, né dans le même contexte, présente des candidats dans 16 circonscriptions à l'extérieur de Montréal. Il ne connaîtra pas beaucoup de succès.

En revanche, le Parti Égalité renverse les calculs en faisant élire 4 députés, dont le chef Robert Libman, dans des circonscriptions à forte majorité anglophone. Ce succès constitue pour plusieurs le fait marquant de ce scrutin sans surprise.

L'engouement pour cette nouvelle formation, qui fusionne avec le Parti Unité le 7 mai 1990, sera toutefois de courte durée. Des divisions internes minent le Parti Égalité qui perd 3 de ses 4 députés avant la fin du mandat, soit Libman et Gordon Atkinson qui siègent comme indépendants ainsi que Richard Holden qui étonne en joignant les rangs du Parti québécois. Lors des élections de 1994, aucun des 17 candidats du Parti Égalité ne réussit à se faire élire. L'influence de cette formation continuera de décroître, même si elle présentera des candidats jusqu'au scrutin de 2003.

électionsvotes% des votessièges% des siegesdistorsion
1989125 7263,694 3,20-0,49
199411 5260,290 0,00-0,29
199812 5430,310 0,00-0,31
20034 0510,110 0,00-0,11


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