La Fédération des travailleurs du Québec

 
Par son influence et le nombre de ses membres, la Fédération des travailleurs du Québec, qui voit le jour en 1957, est un acteur majeur sur la scène syndicale québécoise pendant la seconde moitié du XXe siècle. Voici quelques moments clefs de son histoire.

1957
Tenue du congrès de fondation de la Fédération des travailleurs du Québec
Dans l'élan des fusions syndicales aux États-Unis et au Canada, la Fédération provinciale du travail du Québec (FPTQ) et la Fédération des unions industrielles du Québec (FUIQ) fusionnent pour créer la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ). Le premier président de cette centrale est Roger Provost et son premier secrétaire Roméo Mathieu.
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1957
Déclenchement d'une grève à Murdochville
La grève de Murdochville oppose les mineurs des Métallurgistes Unis d'Amérique, affiliés à la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), à la Gaspé Copper Mines, filiale de la Noranda Mines. Celle-ci refuse de reconnaître le syndicat et utilise les tribunaux pour empêcher la Commission des relations ouvrières (CRO) de lui accorder un certificat d'accréditation. La grève est déclenchée lorsque le président du syndicat, Théo Gagné, est temporairement mis à pied.
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1964
Élection de Louis Laberge à la présidence de la Fédération des travailleurs du Québec
À la suite du décès de Roger Provost , Louis Laberge , du Syndicat des Machinistes, est élu président de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ).
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1964
Dénouement de la grève au journal «La Presse»
Les typographes du journal «La Presse», affiliés à la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), ont déclenché un arrêt de travail le 3 juin 1964 pour se protéger contre les effets des changements technologiques. Il en résulte un «lock-out» qui paralyse le journal et prive plusieurs centaines de travailleurs de leur emploi pendant 214 jours. Une entente survient finalement le 23 décembre.
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1966
Adhésion des employés d'Hydro-Québec à la Fédération des travailleurs du Québec
Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), affilié à la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), gagne sa lutte avec la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et obtient l'adhésion des 8 000 hommes de métiers, techniciens et employés d'Hydro-Québec.
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1967
Manifestation du front commun intersyndical à Québec
Le Parlement de Québec est le site d'une manifestation syndicale qui attire quelques centaines de personnes appartenant à la Corporation des instituteurs et institutrices catholiques de la province de Québec (CIC), la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), l'Union générale des étudiants du Québec (UGEC), la Canadian Teachers Federation, la Provincial Association of Catholic Teachers, ainsi que la Provincial Association of Protestant Teachers.
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1969
Élection de Fernand Daoust au poste de secrétaire général de la Fédération des travailleurs du Québec
Fernand Daoust , le directeur du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), est élu sans opposition secrétaire général de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ).
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1971
Déclenchement d'une grève au journal «La Presse»
Un différend sur les changements technologiques et la sécurité d'emploi amène les dirigeants du journal «La Presse» à imposer un lock-out à 350 de leurs travailleurs (typographes, clicheurs, pressiers, etc.). Un bras de fer s'engage entre la direction de «La Presse», la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) et la Confédération des syndicats nationaux (CSN) qui représentent les employés.
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1971
Manifestation en faveur des travailleurs de «La Presse»
Plus de 10 000 manifestants dénoncent l'attitude de Power Corporation dans le lock-out au journal «La Presse». La Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) et la Corporation des enseignants du Québec (CEQ) organisent cette manifestation de solidarité qui se solde par près de deux cent arrestations. Le rassemblement a lieu au carré Saint-Louis, à l'intersection des rues Saint-Denis et Craig, à Montréal.
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1972
Déclenchement d'une grève menée par le Front commun intersyndical
Les 210 000 employés des secteurs public et parapublic affiliés à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) et la Corporation des enseignants du Québec (CEQ) déclenchent une grève générale illimitée. Le ministre de la Fonction publique, Jean-Paul L'Allier , se fait rassurant auprès de la population, déclarant que les services essentiels sont en général maintenus dans les hôpitaux.
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1973
Manifestation d'appui pour les chefs syndicaux emprisonnés
Près de 15 000 personnes manifestent à Montréal à l'occasion de la Fête du travail. Elles réclament la libération des trois chefs syndicaux emprisonnés (Louis Laberge , Yvon Charbonneau , Marcel Pepin ) à la prison d'Orsainville. Les manifestants protestent également contre le projet de loi 89 qui vise à restreindre le droit de grève dans les services publics.
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1974
Actes de violence à la baie James
Plusieurs centaines de travailleurs débraient sur un des chantiers de la baie James. Des actes de violence se multiplient alors que membres du Conseil central de la construction, affiliés à la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), saccagent et mettent à feu le campement LG-2, situé sur les bords de la rivière La Grande. Au coeur de la dispute : la rivalité qui oppose la FTQ et sa rivale, la Confédération des syndicats nationaux (CSN), pour la syndicalisation des employés du chantier de la baie James.
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1974
Revendications autonomistes de la Fédération des travailleurs du Québec
Au congrès du Congrès du travail du Canada (CTC), à Vancouver, la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) demande une plus grande autonomie. Plus de 80 % des délégués acquiescent à la demande de cette centrale québécoise et votent pour qu'on lui octroie un statut particulier.
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1974
Manifestation de 30 000 personnes à Montréal
Cette manifestation organisée par la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) a pour objectif de dénoncer la «justice des boss», ainsi que la responsabilité des patrons et du gouvernement en ce qui concerne l'inflation.
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1975
Dépôt du rapport de la Commission Cliche au premier ministre Robert Bourassa
Après une année d'enquête, la Commission Cliche dépose un rapport de plus de 600 pages dans lequel elle démontre l'infiltration de quelques branches du mouvement ouvrier par des éléments criminels. Dans leurs recommandations, qui sont rendues publiques le 6 mai, le juge Robert Cliche et les deux autres commissaires, Guy Chevrette et Brian Mulroney , suggèrent la mise sous tutelle de certains syndicats affiliés à la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ).
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1975
Tenue d'un débrayage en solidarité avec les grévistes de la United Aircraft
La Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) organise un arrêt de travail de 24 heures auprès de ses syndiqués afin de presser le gouvernement libéral de Robert Bourassa à intervenir dans le dossier des grévistes de la United Aircraft.
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1979
Élection d'une première femme au bureau de direction de la Fédération des travailleurs du Québec
Le congrès de 1979 marque un tournant dans l'histoire de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ). Pour la première fois, les dirigeants de la centrale s'interrogent sérieusement sur la problématique de la place des femmes sur le marché du travail.
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1980
Appui de la Fédération des travailleurs du Québec au projet de souveraineté-association
Lors d'un congrès spécial, les délégués de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) décident à 90 % d'appuyer le «Oui» lors du référendum sur la souveraineté-association.
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1983
Annonce de la création du Fonds de solidarité de la Fédération des travailleurs du Québec
Afin d'atténuer les effets de la crise économique, la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) annonce qu'elle envisage la création d'un fonds destiné à venir en aide aux entreprises. C'est la première fois qu'un mouvement syndical met sur pied une initiative de ce genre.
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1985
Féminisation du nom de la Fédération des travailleurs du Québec
Lors de son congrès biennal, la Fédération des travailleurs du Québec féminise le nom de la centrale qui devient la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTTQ).
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1988
Décès de quatre permanents syndicaux dans un accident d'avion
Quatre permanents de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) trouvent la mort lorsque le Cessna à bord duquel ils prennent place s'écrase près de la municipalité de Charlo, au Nouveau-Brunswick. Les deux pilotes décèdent également.
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1991
Départ de Louis Laberge de la présidence de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
À la suite de la retraite de Louis Laberge , en poste depuis 1964, Fernand Daoust deviendra le président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ). Daoust était secrétaire général de la centrale depuis 1968.
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1992
Annonce d'une rupture éventuelle entre la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec et le Congrès du travail du Canada
Après des négociations entre la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et le Congrès du travail du Canada (CTC), la FTQ obtiendra un statut de «souveraineté-association» qui lui donnera toute liberté d'action au Québec, tout en maintenant ses liens de solidarité avec la centrale canadienne.
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1993
Manifestation contre le chômage à Ottawa
Selon les estimations, entre 60 000 et 100 000 personnes manifestent à Ottawa pour demander au gouvernement progressiste-conservateur de poser des gestes concrets en faveur de la création d'emploi.
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1993
Accession de Clément Godbout à la présidence de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
À la même occasion, Henri Massé, du Syndicat canadien de la fonction publique, est élu secrétaire général de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ). Il succède à Clément Godbout qui accède pour sa part à la présidence de la centrale, en remplacement de Fernand Daoust.
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1998
Accession de Henri Massé à la présidence de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
En poste depuis 1993, Clément Godbout annonce qu'il quittera la présidence de la Fédération des travailleurs et travaileuses du Québec (FTQ) et celui du Fonds de solidarité de cette centrale. Son successeur sera Henri Massé.
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2007
Accession de Michel Arsenault à la présidence de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Après l'annonce de la retraite de Henri Massé, Michel Arsenault, le directeur de la Fédération des métallos, accède sans opposition à la présidence de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ). Avec ses 550 000 membres, celle-ci est la plus importante centrale au Québec.
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2013
Création du syndicat Unifor
Lors d'un congrès se déroulant à Toronto en présence d'environ 4 000 délégués, un nouveau syndicat, l'Union for Canada (Unifor), voit le jour. Réunissant les Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA) et le Syndicat des communications, de l'énergie et du papier (SCDEP), il devient, avec ses 300 000 membres, le plus grand syndicat évoluant dans le secteur privé au Canada.
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2013
Accession de Daniel Boyer à la présidence de la FTQ
L'annonce de la démission de Michel Arsenault ouvre la porte à une course à la présidence de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ). Elle est remportée par Daniel Boyer, qui sera remplacé par Serge Cadieux dans ses fonctions de secrétaire général.
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