La petite histoire de l'Union nationale

 
De ses années de pouvoir à sa déchéance, au cours des années 1970 et 1980, l'Union nationale a été un acteur majeur sur la scène politique québécoise. Au cours de cette période, cette formation a été dirigée par cinq premiers ministres, dont trois qui sont décédés en fonctions, un phénomène unique dans l'histoire du Québec.

1935
Entente tactique entre l'Action libérale nationale et le Parti conservateur
Née l'année précédente d'une rupture à l'intérieur du Parti libéral du Québec, l'Action libérale nationale (ALN) de Paul Gouin se ligue avec le Parti conservateur de Maurice Duplessis pour tenter de défaire les Libéraux de Louis-Alexandre Taschereau . Les deux formations s'entendent pour ne pas présenter de candidatures rivales dans les 90 comtés de la province lors de l'élection générale prévue pour le 25 novembre.
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1936
Annonce d'une rupture entre Paul Gouin et Maurice Duplessis
Le chef de l'Action libérale nationale (ALN), Paul Gouin, annonce qu'il rompt l'association conclue avec le chef conservateur Maurice Duplessis l'année précédente. Lors de l'élection générale du 25 novembre 1935, les deux partis avaient décidé de ne pas présenter de candidatures rivales afin d'améliorer leurs chances de défaire les Libéraux de Louis-Alexandre Taschereau.
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1936
Élection de l'Union nationale de Maurice Duplessis à l'Assemblée législative du Québec
Les unionistes de Maurice Duplessis remportent les élections générales avec 56,9 % des voix. Ils font élire 76 députés à l'Assemblée législative contre 14 pour leurs plus proches rivaux, les libéraux d'Adélard Godbout .
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1939
Élection des libéraux d'Adélard Godbout à l'Assemblée législative du Québec
Les libéraux d'Adélard Godbout remportent les élections générales avec 54,1% des voix. Ils font élire 70 députés à l'Assemblée législative contre 15 pour leurs plus proches rivaux, les unionistes de Maurice Duplessis.
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1944
Élection de l'Union nationale de Maurice Duplessis à l'Assemblée législative du Québec
L'Union nationale de Maurice Duplessis remporte les élections générales avec 38,0% des voix. Elle fait élire 48 députés à l'Assemblée législative contre 37 pour ses plus proches rivaux, les libéraux d'Adélard Godbout.
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1948
Élection de l'Union nationale de Maurice Duplessis à l'Assemblée législative du Québec
Les unionistes de Maurice Duplessis remportent les élections générales avec 51,2% des voix. Ils font élire 82 députés à l'Assemblée législative contre 8 pour leurs plus proches rivaux, les libéraux d'Adélard Godbout.
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1952
Élection de l'Union nationale de Maurice Duplessis à l'Assemblée législative du Québec
Les unionistes de Maurice Duplessis remportent les élections générales avec 50,5 % des voix. Ils font élire 68 députés à l'Assemblée législative contre 23 pour leurs plus proches rivaux, les libéraux de Georges-Émile Lapalme.
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1956
Réélection des unionistes de Maurice Duplessis à l'Assemblée législative du Québec
Les unionistes de Maurice Duplessis remportent les élections générales avec 51,8% des voix. Ils font élire 72 députés à l'Assemblée législative contre 20 pour leurs plus proches rivaux, les libéraux de Georges-Émile Lapalme.
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1959
Décès du premier ministre du Québec, Maurice Duplessis
La mort du premier ministre du Québec, Maurice Duplessis , prend par suprise la classe politique québécoise. Seul chef de l'histoire de l'Union nationale, Duplessis a mené les destinées du Québec de 1936 à 1939 et de 1944 à 1959. Son décès ouvre la porte à la succession de Paul Sauvé qui restera en poste jusqu'à sa mort, le 2 janvier 1960.
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1959
Assermentation de Paul Sauvé au poste de premier ministre du Québec
À la suite du décès de Maurice Duplessis , le député de Deux-Montagnes, Paul Sauvé , est assermenté au poste de premier ministre du Québec.
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1960
Décès du premier ministre du Québec, Paul Sauvé
La mort du premier ministre Paul Sauvé , à lâge de 52 ans, suscite une crise de leadership au sein de l'Union nationale. C'est le ministre du Travail, Antonio Barrette , qui lui succédera. Barrette sera assermenté le 8 janvier 1960.
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1960
Assermentation d'Antonio Barrette au poste de premier ministre du Québec
Six jours après le décès de Paul Sauvé, Antonio Barrette est assermenté au poste de premier ministre du Québec. Barrette, qui est âgé de 60 ans, était ministre du Travail depuis 1944.
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1960
Élection des libéraux de Jean Lesage à l'Assemblée législative du Québec
Les libéraux de Jean Lesage remportent les élections générales avec 51,4 % des voix. Ils font élire 51 députés à l'Assemblée législative contre 43 pour leurs plus proches rivaux, les unionistes d'Antonio Barrette.
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1960
Annonce du départ d'Antonio Barrette de la vie politique
L'ex-premier ministre du Québec, Antonio Barrette , annonce qu'il quitte la vie politique. Cette nouvelle suit de quelques mois la défaite du parti de Barrette, l'Union nationale, aux mains des Libéraux de Jean Lesage , lors de l'élection générale du 22 juin 1960.
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1960
Nomination d'Yves Prévost comme chef parlementaire de l'Opposition pour l'Union Nationale
Yves Prévost est choisi chef parlementaire de l'Opposition au cours d'un caucus des membres de l'Union nationale. Il remplace Antonio Barrette , démissionnaire.
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1961
Nomination d'Antonio Talbot au poste de chef de l'Opposition à l'Assemblée législative du Québec
Le député de Chicoutimi et ex-ministre de la Voirie dans le cabinet unioniste de Maurice Duplessis , Antonio Talbot, succède à Yves Prévost au poste de chef de l'Opposition à l'Assemblée législative.
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1961
Élection de Daniel Jonhson au poste de chef de l'Union nationale
Au terme d'un congrès de trois jours qui se déroule au Colisée de Québec, le député de Bagot, Daniel Johnson, est élu chef de l'Union nationale. Il succède à Antonio Talbot qui assurait l'intérim depuis janvier 1961.
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1962
Réélection des libéraux de Jean Lesage à l'Assemblée législative du Québec
Les libéraux de Jean Lesage remportent les élections générales avec 56,4 % des voix. Ils font élire 63 députés à l'Assemblée législative contre 31 pour leurs plus proches rivaux, les unionistes de Daniel Johnson.
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1966
Élection de l'Union nationale de Daniel Johnson à l'Assemblée législative du Québec
Les unionistes de Daniel Johnson remportent les élections générales avec 40,8% des voix. Ils font élire 56 députés à l'Assemblée législative contre 50 pour leurs plus proches rivaux, les libéraux de Jean Lesage.
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1968
Décès du premier ministre du Québec, Daniel Johnson
Le premier ministre du Québec, Daniel Johnson, décède soudainement lors de son passage au barrage Manic 5. Il était âgé de 53 ans.
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1968
Assermentation de Jean-Jacques Bertrand au poste de premier ministre du Québec
À la suite du décès du premier ministre du Québec, Daniel Johnson, le 26 septembre 1968, c'est le ministre de la Justice, Jean-Jacques Bertrand , qui est désigné par le caucus de l'Union Nationale pour lui succéder.
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1969
Tenue d'un congrès au leadership par l'Union nationale
Huit mois après avoir été assermenté au poste de premier ministre du Québec, Jean-Jacques Bertrand, le chef de l'Union nationale, met son leadership en jeu au cours d'un congrès qui se déroule au Colisée de Québec.
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1970
Élection des libéraux de Robert Bourassa à l'Assemblée nationale du Québec
Les libéraux de Robert Bourassa remportent les élections générales avec 45,4 % des voix. Ils font élire 72 députés à l'Assemblée nationale contre 17 pour leurs plus proches rivaux, les unionistes de Jean-Jacques Bertrand.
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1971
Élection de Gabriel Loubier au poste de chef de l'Union nationale
Le départ de l'ex-premier ministre Jean-Jacques Bertrand amène l'Union nationale à tenir un congrès au leadership. Il se solde par la victoire de Gabriel Loubier.
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1971
Annonce du changement de nom de l'Union nationale qui devient Unité-Québec
Le chef de l'Union nationale, Gabriel Loubier, annonce que sa formation portera désormais le nom d'Unité-Québec.
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1974
Accession de Maurice Bellemare au poste de chef intérimaire de l'Union nationale
Quatre ans après avoir annoncé son départ de la politique, Maurice Bellemare est élu à l'unanimité pour succéder à Gabriel Loubier au poste de chef de l'Union nationale. Bellemare, un ex-ministre (1959-1960, 1966-1970) qui a siégé dans plusieurs cabinets unionistes, est âgé de 61 ans.
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1976
Élection de Rodrigue Biron au poste de chef de l'Union nationale
L'élection de Rodrigue Biron à la tête de l'Union nationale met fin à l'intérim assuré par le député de Johnson, Maurice Bellemare, depuis 1974.
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1976
Élection du Parti québécois de René Lévesque à l'Assemblée nationale du Québec
Le Parti québécois, dirigé par René Lévesque, remporte les élections générales avec 41,4% des voix. Il fait élire 71 députés à l'Assemblée nationale contre 26 pour ses plus proches rivaux, les libéraux de Robert Bourassa.
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1980
Annonce de la démission de Rodrigue Biron du poste de chef de l'Union nationale
Le chef de l'Union nationale (UN), Rodrigue Biron, annonce qu'il quitte ses fonctions et qu'il votera «Oui» lors du référendum sur la souveraineté-association prévu pour le printemps 1980. Le député de Gaspé, Michel Le Moignan, assurera l'intérim en attendant qu'un nouveau chef soit élu.
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1981
Accession de Roch Lasalle au poste de chef de l'Union nationale
Le député progressiste-conservateur de Joliette à la Chambre des communes, Roch Lasalle, succède à Michel Le Moignan au poste de chef de l'Union nationale (UN). Le Moignan assurait l'intérim depuis le départ de Rodrigue Biron, en mars 1980.
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1982
Accession de Jean-Marc Béliveau au poste de chef de l'Union nationale
Quatorze mois après avoir été choisi par l'exécutif de l'Union nationale (UN) pour succéder au chef démissionnaire Roch Lasalle, Jean-Marc Béliveau devient officiellement le chef de cette formation.
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