Discours sur ce que représente le Commonwealth, le 30 mars 1962
Je vous parlerai ce soir du Commonwealth, mais je ne tenterai pas de le
définir en spécialiste du droit constitutionnel. A mon sens, le
Commonwealth ne se prête guère à une définition; je songe surtout à sa
genèse, ainsi qu'aux attributs qui lui ont sans cesse permis et qui
continuent de lui permettre de jouer un rôle dans les affaires mondiales.
Pour bien percevoir l'équilibre complexe que représente le
Commonwealth d'aujourd'hui, il faut d'abord retracer les diverses étapes
de son évolution.
Il y a divergences d'opinions sur la date de son origine, qui se situe loin
dans l'histoire. En tout état de cause, sa première phase de croissance
a pris fin peu de temps après la seconde guerre mondiale.
Qu'est-ce qui caractérise cette première phase? Tout d'abord, les
premiers membres étaient de souche britannique ou, du moins, de
souche européenne. Tout naturellement, ils ont hérité du patrimoine
politique de la Grande-Bretagne. En deuxième lieu, leur loyauté et leur
allégeance à la Couronne n'étaient ni mises en doute ni imposées. En
troisième lieu, ils collaboraient librement. Des institutions libres
animaient leur association, et à la moindre menace de tyrannie ils
volaient à l'avant-garde du combat pour la liberté.
Les pays fondateurs n'ont pas adhéré au Commonwealth, mais ils l'ont
créé de toutes pièces. Ils voyaient en lui non seulement l'expression
sentimentale d'une famille de peuples, mais leur principal point d'appui
dans les affaires internationales.
Époque de transformation
La seconde guerre mondiale et ses suites ont amené des changements
radicaux. Des nations nouvelles ont surgi et ont réclamé l'indépendance
et la liberté. Pour la première fois, des peuples de race non blanche, de
croyance non chrétienne et de souche non européenne affirmaient leurs
droits à une participation complète et égale.
L'ampleur de vues, la tolérance, la générosité,concrète et l'esprit
créateur des premiers membres se sont heurtés à des difficultés.
Certains pensèrent que les différences de race seraient insurmontables.
On doutait de pouvoir trouver un lien avec la Couronne qui fût acceptable
aux divers pays du Commonwealth.
D'autres craignaient que les nouveaux pays d'Asie et d'Afrique, qui
avaient été occupés plutôt que colonisés, se laissent emporter dans le
courant de la liberté et qu'ils ne veuillent ou ne puissent demeurer en
association étroite avec les premiers membres, notamment avec la
Grande-Bretagne. Fatalement les nouveaux pays auraient, à l'égard du
Commonwealth et de la Couronne, une autre attitude que celle des
membres auxquels ils se joindraient. Le Commonwealth ne serait plus
jamais le même, de nouvelles fibres faisant dorénavant partie de sa
contexture. Seul le temps révélerait ce qu'il en adviendrait.
La diversité dans l'uniformité
Mais enfin, après angoisses, expérimentations et compromis, on
triompha des hésitations, on surmonta les difficultés et on apprit à tolérer
les différences. La richesse de la diversité l'emporta sur le mode
restreint de l'uniformité. L'Inde et le Pakistan rompirent les premiers avec
l'indécision et donnèrent leur adhésion. L'inde devint ensuite la première
république du Commonwealth.
Un rôle positif pouvait-il échoir à un groupe hétérogène de peuples et de
races, comportant divers degrés d'évolution et divers milieux, s'ils
n'étaient liés par le sang et la tradition, comme les premiers membres ?
Tout pays du Commonwealth est aujourd'hui une réponse vivante à ces
questions.
Troisième étage
Nous nous sommes engagés, à mon sens dans une troisième phase de
développement; celle-ci a été accélérée par la double poussée du
nationalisme et de la décolonisation. Soudain, en moins d'un lustre, la
conception du cercle étroit, de la participation restreinte, s'est
transformée du tout au tout. Ainsi, tous les territoires qui accèdent à
l'indépendance par des voies constitutionnelles tracées de concert avec
la Grande-Bretagne peuvent s'attendre à être accueillis comme
membres de plein droit, s'ils le souhaitent et s'ils possèdent de l'avis des
membres, suffisamment d'aptitudes politiques et économiques.
En outre -- c'est là un point essentiel depuis mars 1961-ils doivent
accepter le principe de l'égalité en matière de race, de croyance et de
couleur. La fin et la destinée du Commonwealth interdisent tout régime
fondé sur une dualité de conditions.
Les membres
La plupart des pays qui ont accédé à l'indépendance en collaboration
avec la Grande-Bretagne ont choisi de demeurer dans le
Commonwealth. Toutefois l'Irlande et la Birmanie, dans des
circonstances fort différentes, ont décidé de faire cavalier seul. La
Somalie anglaise et le Cameroun sous tutelle britannique ont formé des
États avec des territoires voisins non compris dans le Comonwealth.
L'Union Sud-Africaine est sortie de la communauté en 1961 à cause de
la désapprobation générale et profonde dont sa politique raciale faisait
l'objet.
La liste des membres s'allonge. En 15 ans, soit de 1947 à 1962, leur
nombre est passé de 5 à 13. Et l'heure de la décision approche pour
d'autres.
Par suite de changements radicaux dans le groupe, l'intimité et la
camaraderie de naguère exigent parfois des efforts pour se maintenir.
Les institutions libres de l'ancien Commonwealth n'ont pas subsisté
partout sans changements. Les consultations complètes sont plus
nécessaires maintenant.
De quoi disposons-nous pour remplacer ce qui s'est perdu? Comment
pouvons-nous tirer le meilleur parti des attributs qui demeurent?
Dans les affaires internationales comme dans les affaires nationales,
seul le réalisme peut assurer le succès de la politique. Pour que les
possibilités d'action bienfaisante du Commonwealth s'accomplissent, il
faut que nous comprenions et respections ses limites et son potentiel
d'utilité.
Raisons d'adhérer au Commonwealth
Beaucoup de motifs ont poussé let pays nouveaux à demander leur
admission au Commonwealth ces dernières années, et beaucoup de
même ont incité les membres anciens à préserver les liens du
Commonwealth. Il y a les avantages matériels du commerce, de
l'assistance économique et technique, de la coopération scientifique,
etc. Les échanges commerciaux ont constitué un élément essentiel de
solidarité au cours des transformations successives du Commonwealth.
Le commerce a profité à tous les membres. Les rapports commerciaux
entre les pays du Commonwealth ont présenté une grande variété.
Ces dernières années, le traitement préférentiel a été général entre les
membres. Si le Commonwealth doit faire preuve de souplesse et
s'adapter aux circonstances changeantes, il importe d'autre part de
conserver les avantages réciproques de cette association de
commerce.
L'aide, tout comme les échanges commerciaux, doit prendre une place
importante dans le Commonwealth d'aujourd'hui. En fait d'assistance
économique et technique, ce sont les nouveaux membres qui ont le plus
à gagner, du fait d'un développement moindre à ce moment de
l'évolution du Commonwealth. Là où la pauvreté et la famine sévissent, la
liberté est un danger. Il faut donc hausser les niveaux de vie.
En matière d'aide, la contribution du Canada au développement des
nouveaux membres du Commonwealth est constituée principalement
des 50 millions de dollars versés annuellement dans le cadre du Plan de
Colombo. Les pays africains du Comonwealth et les Antilles
britanniques reçoivent également des parts importantes de l'aide
canadienne.
Les avantages de l'aide
Il nous est très utile de participer à cet effort mondial. Ceux qui mettent
en doute les dépenses au titre de l'aide extérieure devraient tenir
compte de la valeur des marchés nouveaux. Sur le plan matériel, l'aide
actuelle pourra se traduire demain par des échanges accrus. Une
coopération généreuse peut nous être profitable à nous-mémes en
même temps qu'aux autres.
Les échanges dans le domaine de l'enseignement montrent que la
collaboration peut profiter à plusieurs. Dans le cadre du programme du
Commonwealth en matière d'éducation, proposé par le Gouvernement
canadien à la Conférence économique et commerciale, à Montréal,en
1958, près de 200 étudiants venus des autres pays du Comonwealth
suivent actuellement des cours dans les universités canadiennes.
D'autres part, 61 Canadiens ont reçu des bourses d'études valables
dans d'autres pays du Commonwealth.
En outre 152 étudiants et stagiaires des autres pays du Commonwealth
se trouvent actuellement au Canada en vertu du plan de Colombo, et 69
autres en vertu du Programme spécial d'aide à l'Afrique. Enfin, 50
Canadiens (enseignants, médecins, savants, administrateurs, et autres
spécialistes) sont ici et là dans le Commonwealth en mission
d'assistance technique dans le cadre du Plan de Colombo. En outre, 40
Canadiens font office de conseillers en divers domaines aux termes du
Programme spécial d'aide à l'Afrique, 7 ont été envoyés dans cette
partie du monde en vertu d'un programme canadien distinct et 6 autres
sont à l'oeuvre dans d'autres pays du Commonwealth.
D'autre part, les effectifs des universités canadiennes comprennent un
nombre encore plus grand d'étudiants des autres pays du
Commonwealth venus au Canada indépendamment des
gouvernements; de même, un nombre considérable de Canadiens font
des études dans les autres pays du Commonwealth.
Dans quelle mesure ces échanges contribuent-ils à la compréhension
entre peuples et entre races? On ne saurait ni l'évaluer en argent ni
l'établir par des statistiques. Pour préserver son unité et sa puissance, le
Commonwealth doit faire ce qu'il y a de mieux dans le domaine
impondérable des,rapports entre les hommes qui influent sur les
attitudes et la politique des pays.
Le besoin que ressentent aujourd'hui tous les peuples de se trouver des
associations naturelles dans le monde compte parmi les puissances
d'attraction du Commonwealth.
La souplesse du Commonwealth
Le Commonwealth a de la souplesse. Il n'empêche pas ses membres
d'appartenir à d'autres groupements. De fait, les membres du
Commonwealth ont noué des liens avec des pays de l'extérieur. Tous
peuvent jouir des avantages de la communauté sans renoncer à leurs
liens avec des voisins ou des alliés de l'extérieur.
L'Australie et la Nouvelle-Zélande sont membres de l'ANZUS et de
l'OTASE; le Canada et la Grande-Bretagne, de l'OTAN; le Canada s'est
joint aux États-Unis dans le NORAD; le Pakistan, de l'OTCEN; la
Malaisie assure se défense en collaboration avec la Grande-Bretagne,
l'Australie et la Nouvelle-Zélande: voilà quelques exemples d'obligations
extérieures, qui n'interdisent pas aux membres de rester fidèles à la
communauté.
Il faut admettre que les membres africains se préoccupent des
aspirations africaines; il importe que la participation au Commonwealth
ne crée pas de conflit d'intérêt.
Dans le cas de certains pays, tels l'Inde, Ceylan et les pays d'Afrique, un
autre facteur important est entré en ligne de compte. Leur réaction
devant la menace communiste diffère de celle des membres anciens, de
même que de celle du Pakistan et de la Malaisie. Le non-engagement
pour ce qui est de la guerre froide est à la base de la politique étrangère
d'un groupe puissant et important, au sein du Commonwealth.
Le Commonwealth a assez de largeur d'esprit et des desseins
suffisamment vastes pour comprendre dans ses cadres une multitude de
pays divers, quelle que soit leur réaction devant la menace communiste.
Il faut accepter ces divergences d'opinions qui ne font que réduire
l'étendue des points de vue communs entre les membres dans les
domaines des affaires étrangères et de la défense.
Au reste, tous les pays du Commonwealth partagent la même
détermination d'éviter la guerre. Aussi, à la dernière réunion des
premiers ministres une déclaration de principes sur le désarmement
a-t-elle fait l'objet d'un accord unanime. Ce fait démontre qu'il existe des
points fondamentaux communs entre les pays du Commonwealth et une
commune aspiration vers la paix internationale.
La difficulté raciale
Le Commonwealth est-il appelé à durer? Au nombre des questions
fondamentales qui ne cessent de s'y poser, on peut classer le problème
racial. Les membres africains et asiatiques ont fait valoir à maintes
reprises que le Commonwealth ne pouvait transiger sur le principe de
l'égalité complète. La position du Canada à cet égard est bien définie. Il
s'agit là d'un principe du Comonwealth nettement reconnu, et de fait
indispensable à la communauté dans sa forme actuelle.
Les efforts déployés aujourd'hui pour constituer des sociétés
pluriraciales dans les territoires d'Afrique (Rhodésie, Kenya et
Tanganyika) supposent le respect absolu d'une égalité authentique entre
les populations blanches et non blanches et suscitent de grands espoirs
pour un avenir immédiat et à longue échéance.
L'égalité des races est un fondement du Commonwealth qu'il est
nécessaire de préserver. Il est aussi d'autres droits de l'homme que le
Commonwealth a toujours proclamés: liberté de parole, liberté de
religion, garantie contre tout acte arbitraire du pouvoir exécutif. Il faut que
le Commonwealth demeure un champion de la liberté, que ces objectifs
servent toujours de principes à tous ses membres.
Passons maintenant à un autre aspect du Commonwealth, soit à son
régime de consultations; il s'agit d'un mouvement constant de
renseignements et de délibérations à divers paliers entre plusieurs
gouvernements.
Ce régime de consultations a pour axes les réunions des premiers
ministres, du Commonwealth. Elles réunissent les dirigeants. Le monde
n'offre aucun autre exemple d'entretiens aussi ouverts et aussi vastes au
sein d'une conférence ou dans sa zone de rayonnement.
On a étudié récemment l'organisation future de ces réunions. On prévoit
que le nombre des membres pourrait s'élever à 24 d'ici une dizaine
d'années. Dans une communauté aussi nombreuse, comment pourra-ton
poursuivre les délibérations avec la même simplicité et les mêmes
avantages? Faudrait-il convoquer un certain nombre seulement de
premiers ministres, et, le cas échéant, d'après quelle formule? Ces
réunions devraient-elles se tenir, non pas à tour de rôle dans les divers
pays, mais, à l'occasion ailleurs qu'à Londres?
Il importe de trouver à ces problèmes des solutions acceptables, car on
ne saurait entretenir l'esprit du Commonwealth sans consultations et
compréhension entre les dirigeants.
L'année dernière un nouveau problème, aux conséquences sérieuses,
s'est posé à ceux qui ont à coeur l'avenir du Commonwealth. La
Grande-Bretagne a engagé des pourparlers sur les conditions
auxquelles elle pourrait entrer dans le Marché commun européen
comme membre de plein exercice. De toute part, on se demande
quelles en seraient les répercussions sur le Commonwealth.
La Communauté économique européenne après des efforts pour créer
une union économique et politique plus étroite, a abouti au traité de
Rome en 1957. Celui-ci représente un succès remarquable pour les six
membres: France, République fédérale d'Allemagne, Italie, Belgique,
Pays-Bas et Luxembourg.
Les Institutions de la CEE
1) Le Conseil des ministres-Il se compose de six représentants, soit un
pour chaque membre. Il élabore la politique de la Communauté et a le
pouvoir de prendre des décisions et d'arrêter des règlements, ce qu'il
fait en général sur les recommandations la Commission. Sauf
dispositions contraires, les décisions se prennent à la majorité.
Toutefois, au cours de la première étape de la période transitoire, qui a
pris fin le 31 décembre 1961, la plupart des décisions ont nécessité un
vote unanime.
2) La Commission-Elle se compose de neuf membres, choisis en raison
de leur compétence générale et offrant toutes garanties d'indépendance.
Leur mandat est de quatre ans. La Commission ne peut comprendre
plus de deux membres ayant la nationalité d'un même État.
La Commission élabore dans le détail la politique d'application du Traité
de Rome (politiques commerciales et agricoles communes) et formule
des recommandations au Conseil; elle veille à ce que soient exécutées
les décisions de celui-ci et dispose d'un pouvoir de décision propre
dans le cadre établi par le Traité de Rome. Dans la pratique, le
secrétariat de la Commission à Bruxelles exerce la fonction
administrative.
3) L'Assemblée-Elle est formée de 142 délégués désignés par les
Parlements des pays membres, mais on envisage leur élection par
scrutin universel direct.
Les fonctions de l'Assemblée sont surtout d'ordre consultatif. Par une
motion de censure concernant la gestion de la Commission, elle peut
obliger les neuf commissaires à une démission collective. L'Assemblée
exerce le même rôle auprès du Marché commun, de la Communauté
européenne du charbon et de l'acier et de la Communauté européenne
de l'énergie atomique.
4) La Cour de Justice-Elle est formée de sept juges que désignent pour
six ans et d'un commun accord les gouvernements des pays membres.
Elle assure le respect du droit dans l'interprétation et l'application du
Traité de Rome. Elle est compétente pour statuer sur les infractions
contre le Traité imputées à un membre et sur la valeur juridique des
décisions du Conseil et de la Comission.
5) La Banque européenne d'investissements-Disposant d'un capital d'un
milliard de dollars, elle facilite par l'octroi de prêts et de garanties, sans
poursuivre de but lucratif, le financement des projets ci-après:
a) projets envisageant la mise en valeur des régions moins développées
du Marché commun,
b) projets visant la modernisation ou la conversion appelées par
l'établissement progressif du Marché communs,
c) projets d'intérêt commun pour plusieurs membres.
D'après une autre disposition du traité, les travailleurs seront libres de
se déplacer d'un pays à l'autre après les douze années de la période
transitoire; il n'existera plus aucune restriction quant à la faculté pour
chacun de s'établir dans l'un ou l'autre des six pays.
Il ressort donc de cette disposition et des autres déjà évoquées que les
liens économiques étroits envisagés dans le traité supposent des
abandons de souveraineté de la part des membres.
L'une des sources de puissance caractéristiques du Commonwealth est
qu'il permet à ses membres des allégeances extérieures.
En sera-t-il encore de même si, au cours des années 60, la
Grande-Bretagne s'intègre progressivement à la communauté
européenne définie dans le Traité de Rome? Quelle tension s'exercera
sur le Commonwealth si son membre le plus ancien et le plus important
s'engage d'abord envers l'Europe et accepte les décisions des futures
institutions de l'Europe.
On cherche actuellement la réponse à ces questions en même temps
que la solution aux problèmes commerciaux que nous posera l'entrée de
la Grande-Bretagne dans le Marché commun. Nous avons proclamé
que, si les membres du Commonwealth sont tous libres de prendre les
décisions qui leur conviennent, les autres peuvent exiger d'être
consultés. Ce principe a été accepté; aussi avons-nous procédé à un
échange de vues, à Ottawa, avec M. Heath, le spécialiste britannique
des négociations relatives au Marché commun.
Nous avons en outre exposé notre point de vue-qui a été accepté
également-selon lequel le Royaume-Uni ne prendra pas décision finale
quant à son adhésion au Marché commun, avant que les premiers
ministres du Commonwealth aient eu la possibilité d'en discuter à
l'occasion d'une réunion.
Source : Diefenbaker, John G. Discours sur ce que représente le Commonwealth.
Ottawa : Division de l'information, Ministère des affaires extérieures, 1962. 8 p.