Publication d'une lettre pastorale de l'archevêque de Montréal, Mgr Paul Bruchési

L'archevêque de Montréal, Mgr Paul Bruchési |
Dans cette lettre, Mgr Bruchési s'enflamme contre la mode, la danse, le cinéma et le théâtre; éléments de perditions qui, selon lui, éloignent les individus de la moralité chrétienne.
Dans un premier temps, l'archevêque de Montréal glorifie les vertus chrétiennes de nos ancêtres et lance un appel à la population pour qu'elle «s'adonne davantage à la pratique religieuse». Selon Bruchési, cette perte de moralité chrétienne est attribuable à une série croissante «d'actes répréhensibles», soit la folie de la mode qui est indécente et une «révolte contre la conscience chrétienne (...) à l'épidémie de la mode immorale, il faut joindre le fléau de la danse (...) ces soirées sont trop souvent des soûleries, des bals, des réunions turbulentes sensuelles, troublantes pour l'âme des jeunes.» Le cinéma, agent corrupteur, et le théâtre, sont également intolérables dans les villes modernes. Les premières victimes en sont les jeunes. Pour contrer ce fléau et en protéger les jeunes, Mgr Bruchési propose plusieurs moyens. Pour lui, la lutte doit se faire d'abord «dans l'exercice de la pratique religieuse (...) dans la prière, la prière surtout en commun, au foyer.» Il sollicite également la participation des journalistes, car ceux-ci ont une énorme influence sur la société, et prône l'établissement de Ligues des bonnes moeurs dans toutes les paroisses. Celles-ci devraient être composées d'hommes qui s'intéressent de près à la moralité de leur quartier.