Ouverture du congrès de fondation de l'Union générale des étudiants du Québec
Environ 300 délégués sont réunis au centre social de l'Université de Montréal afin de participer au congrès de fondation de l'Union générale des étudiants du Québec (UGEQ). Cet organisme défendra les intérêts de plus de 50 000 étudiants québécois.
Sont présents à cette occasion des représentants de l'Université de Montréal, de l'Université de Sherbrooke, de l'Université Laval, des collèges classiques, des normaliens et de l'enseignement supérieur. Plusieurs thèmes sont abordés lors de ce congrès qui est présidé par un ancien président de l'Association générale des étudiants de l'Université de Montréal (AGEUM), Bernard Landry. On procède notamment à la rédaction d'une charte et à l'élection d'un premier président. Ce poste reviendra à Jacques Desjardins, un étudiant de l'École des Hautes études commerciales (HEC). Une résolution favorable à l'adoption du droit de grève est également adoptée. Selon les dires de Desjardins, l'UGEQ sera un «véritable syndicat étudiant à l'échelle du Québec chargé de coordonner les services offerts aux étudiants et ayant pour mission de faire les revendications qui s'imposent pour les membres que l'union représente, en même temps qu'au nom des classes défavorisées de la société telles que les ouvriers et les cultivateurs.» Pour le moment, les étudiantes infirmières et les étudiants d'institutions anglophones restent à l'écart de l'AGEQ. Celle-ci sera démembrée en 1969.