Annonce de l'abandon du projet de relance de l'usine Papiers Gaspésia
Les partenaires impliqués dans le financement de l'usine Papiers Gaspésia de Chandler annoncent qu'ils renoncent à poursuivre leurs activités à cause des sommes trop importantes exigées pour la modernisation des installations. Environ 230 travailleurs sont directement frappés par cette décision.
C'est un autre moment difficile pour cette usine qui avait déjà fermé ses portes en 1999 avant de reprendre ses activités en 2002. Le projet de relance nécessiterait une injection de 465 millions de dollars, une somme que les dirigeants de Tembec, de la Société générale de financement (SGF) et du Fonds de solidarité de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) n'ont pas l'intention d'investir dans le contexte actuel. Sur le plan économique et social, c'est un désastre pour la région de Chandler qui misait beaucoup sur ce projet devant permettre à l'usine de produire du papier glacé haut de gamme. Même si les dés semblent jetés, le premier ministre du Québec, Jean Charest, n'écarte pas la possibilité d'une relance : «On va certainement faire tous les efforts pour que nous puissions intéresser un opérateur dans ce projet.» Les perspectives restent néanmoins sombres à court terme, ce qui contribue à alimenter le débat sur la gestion des opérations et sur les abus qui auraient été responsables des coûts élevés de production. On estime à environ 300 millions de dollars les investissements faits dans l'usine Papiers Gaspésia.