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Présentation d'excuses officielles aux Amérindiens par le gouvernement canadien

Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, présente les excuses officielles du gouvernement canadien aux Amérindiens qui, dans le passé, ont subi des injustices et des mauvais traitements dans des pensionnats. Depuis plus de 100 ans, environ 150 000 enfants auraient fréquenté ces institutions d'enseignement servant à les assimiler.

En 1876, le Parlement canadien adoptait la Loi sur les Sauvages, la toute première mesure législative ayant trait spécifiquement aux Amérindiens. Cette loi, qui était en fait une refonte de l'ensemble des lois existantes à ce niveau, considérait les Amérindiens comme « des pupilles et des enfants de l'État ». C'est à cette époque que le gouvernement fédéral développa des politiques à l'égard des Amérindiens, une compétence exclusive au Parlement fédéral. La plus contestée est la création de pensionnats destinés à assimiler les jeunes autochtones à la culture dominante en les arrachant très jeune à leur famille et leur communauté. L'expression « tuer l'Indien au sein de l'enfant » résume tristement cette expérience qui provoqua des dommages profonds aux autochtones sur une période de plus d'un siècle. Des cicatrices ont également subsisté sur le plan personnel. Généralement administrés par des communautés religieuses, ces pensionnats ont été le théâtre de traitements violents et d'agressions sexuelles. C'est en réaction à tout ce contexte que le premier ministre Harper présente les excuses officielles du gouvernement à la Chambre des communes, le 11 juin 2008. Il cède ensuite la parole aux chefs des partis d'opposition qui expriment également leurs regrets aux communautés touchées. De façon générale, les excuses sont bien reçues par les communautés autochtones. Pour Phil Fontaine, le chef de l'Assemblée des Premières Nations, elles marquent une « nouvelle aube » dans les relations entre le Canada et les autochtones. Rappelons que les excuses formulées par le gouvernement en 1998 avaient été mal reçues par les Premières Nations qui avaient exigé des regrets mieux sentis et des compensations monétaires. Une entente a été approuvée à cet effet en 2007, laquelle prévoyait des indemnités de plus de 2 milliards de dollars.


En référence: La Presse, 12 juin 2008, p. A23 (extraits du discours du premier ministre Harper). Le Devoir, 12 juin 2008, p. a1. Le Soleil, 12 juin 2008, p.8. http://www.radio-canada.ca/nouvelles/National/2008/06/11/003-excuses-autochtones2.shtml?ref=rss
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