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Arrestation de l'ex-maire de Laval, Gilles Vaillancourt, par l'UPAC

L'Unité permanente anticorruption (UPAC) procède à l'arrestation de 37 personnes, accusées entre autres de fraude, d'abus de confiance et de corruption dans les affaires municipales à Laval. Du nombre, on retrouve l'ex-maire Gilles Vaillancourt sur qui pèsent des accusations de gangstérisme.

Au cours des dernières années, l'UPAC a enquêté de près à Laval afin de faire la lumière sur un « système de collusion » présumé qui aurait impliqué des politiciens, des fonctionnaires et des entreprises. Elle s'est penchée de façon particulière sur le parti au pouvoir, le Parti PRO des Lavallois, ainsi que sur la maire Gilles Vaillancourt qui a présenté sa démission le 9 novembre 2012. Le 9 mai 2013, l'UPAC frappe de nouveau en procédant à 37 arrestations de personnes liées à ce que la presse qualifie de « système Vaillancourt ». Pour ce faire, elle s'appuie sur le fruit de ses enquêtes - perquisitions, interrogatoires, écoute électronique, etc. - , dont des éléments restent encore inconnus. Au coeur du système, Vaillancourt, le maire de Laval depuis 1989, est accusé de gangstérisme, un chef que l'on utilise généralement pour les cas impliquant le crime organisé, notamment la mafia ou les bandes de motards. Celui-ci clame son innocence Parmi les autres personnes arrêtées, on retrouve des hauts fonctionnaires de Laval - Claude Asselin, Claude Deguise, etc. - , des entrepreneurs, dont Tony Accurso, ainsi que des membres de firmes de génie, comme Rosaire Sauriol et François Perreault. D'autres arrestations sont encore possibles selon le commissaire de l'UPAC, Robert Lafrenière, qui confirme à la presse que l'enquête n'est pas close. Cette nouvelle, combinée aux révélations faites devant la Commission Charbonneau sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction, contribue à entretenir un climat de suspicion à l'endroit de la classe politique municipale à l'approche de l'échéance électorale fixée au mois de novembre 2013. Le 3 juin, Laval sera mise sous tutelle par décret du gouvernement québécois. Puis, le 28 juin, le maire par intérim, Alexandre Duplessis, annonce sa démission à la suite d'un affaire de moeurs et d'une tentative d'extorsion.


En référence: http://www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2013/05/09/002-gilles-vaillancourt-ex-maire-laval-arrestation.shtml http://www.lapresse.ca/actualites/regional/201305/09/01-4649039-gilles-vaillancourt-libere-sous-conditions.php https://www.upac.gouv.qc.ca/index.php?id=83&tx_ttnews%5Btt_news%5D=64&cHash=622776feffa40fbd97d8dad5117fc3f4
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