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Présentation du premier budget du nouveau gouvernement libéral de Philippe Couillard

Le nouveau ministre des Finances du Québec, Carlos Leitao, dépose le premier budget du gouvernement libéral depuis qu'il a pris le pouvoir en avril 2014. Il met l'accent sur un contrôle des dépenses serré qu'il justifie par « l'obligation » pour le Québec de présenter un budget équilibré en 2015-2016.

Confirmant les rumeurs qui circulent, un rapport du vérificateur général du Québec fait un portrait sombre de la situation des finances publiques. Il souligne entre autres que, face à une baisse des revenus et une augmentation des dépenses, l'atteinte du déficit de 1,75 milliard fixé par le gouvernement précédant va nécessiter « la mise en place de mesures structurantes et durables ». L'ex-ministre des Finances Nicolas Marceau conteste ces chiffres. Dans son budget, le ministre Leitao prévoit néanmoins un déficit supérieur, 2,35 milliards de dollars, à celui annoncé. Une série de mesures sont envisagées pour arriver à ce chiffre. Les taxes sur l'alcool et le tabac seront augmentées et le tarif pour un enfant en garderie indexé à 7,30$ par jour. Un gel des effectifs est imposé dans la fonction publique et l'augmentation salariale promise aux médecins spécialistes est étalée sur une plus longue période que celle prévue. À un autre niveau, le gouvernement annonce une réduction générale des crédits d'impôt aux entreprises de 20% ainsi qu'un programme d'infrastructures nettement moins ambitieux que celui avancé pendant la campagne électorale. Ces dernières mesures inquiètent particulièrement les analystes qui soulignent le peu de dispositions du budget pour la relance de l'activité économique. Le ministre Leitao a prévu à cet effet une revitalisation du plan Nord, un crédit d'impôt à la rénovation et une baisse d'imposition aux petites et moyennes entreprises. Mais l'enjeu majeur reste le contrôle des dépenses de l'État. Pour y parvenir, le gouvernement annonce la création d'une commission sur la fiscalité et d'une autre sur la révision permanente des programmes. Cette dernière guidera le ministre dans les décisions à prendre pour le budget 2015-2016 que tous prévoient encore plus austère, Carlo Leitao qualifiant l'exercice 2014-2015 de « passage obligé que nous devons emprunter pour enfin rétablir l'équilibre budgétaire ». Plusieurs rappellent que ce n'est pas la première fois qu'un gouvernement s'engage vainement à ralentir la croissance des dépenses de l'État québécois. À cet égard, on entrevoit déjà comme un test les négociations en vue des prochaines conventions collectives dans le secteur public.


En référence: http://www.ledevoir.com/documents/pdf/rapport2014_VG_3juin2014.pdf http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2014/06/04/005-gagnants-perdants-budget-leitao.shtml http://affaires.lapresse.ca/dossiers/budget-quebec-2014/201406/05/01-4772987-gel-des-effectifs-negociations-corsees-en-vue.php
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